Pour rendre votre maquette moins lourde, plus tendance… enfin plus ou moins ce que vous voulez, il y a quand même quelques éléments incontournables à connaitre.Les solutions toutes faites, tout comme les trucs et astuces n’existent pas. Chaque oeuvre enregistrée nécessite toujours une approche différente. Depuis que le producteur Charles Dye a fait l’éloge du plug-in AC3 de McDsp, beaucoup se sont sentis obligés de l’imiter. Encore une fois, ce n’est pas l’effet qui forge le son – pour tenter un parallèle culinaire : tout au plus, c’est une épice.
1. Travailler avec un logiciel qui conserve un niveau de qualité sonore élevé (qui préserve la dynamique sonore).
2. Quelques plug-ins à avoir dans sa trousse à outil : Sony Oxford (Sonnox), PSP MasterQ, Waves Platinium ou Diamond (et Bombfactory pour ProTools).
3. Un décodeur Mid-Side
4. Un logiciel d’analyse spectrale
Pendant le prémixage/composition/prise de son :
* Vérifiez que les fréquences d’un instrument ne « mordent » pas trop sur un autre. C’est là que les arrangements sont importants ! Croyez-vous que Mozart demandait à un ingénieur du son (anachronisme volontaire, z’pas) de lui couper les fréquences inférieures à 100 hertz pour rendre le tout moins lourd ? Non ! Il se débrouillait pour donner moins de travail à ses bassons, contrebassons et contrebasse.
* Une solution pyrotechnique : vérifiez à l’aide de l’analyseur de spectre que la courbe de réponse du morceau réponde à peu près aux canons de production de votre style de musique. Si ce n’est pas le cas – évitez par pitié l’équaliseur. Retourner mixer (rebelote) ou refaire votre prise de son (et dix de der’).
Au mixage
1. Compressez légèrement votre mix par sections (voix, background, guitares, percussions…) si besoin est !.
2. Dites-vous bien une chose : votre musique est destinée à être écoutée sur divers appareils audio – IL DOIT DONC S’ADAPTER AUX NORMES DE L’INDUSTRIE DU DISQUE.
3. Pour cela : évitez la surcharge de basses et jouez sur les harmoniques. Favoriser une fréquence de 160-170 Hz donnera de meilleurs résultats qu’un boost complaisant autour de 80 Hz.
4. Ne rabotez pas les médiums.
5. Mixez comme si vous étiez en mono (d’où l’intérêt du décodeur Mid-Side)
6. Ne malmenez pas la phase du signal sauf à dessein (stéréo 3D, ou autre…). Plutôt que de penser « élargissement stéréo », pensez à rééquilibrer le niveau du signal mono (Mid) par rapport à celui stéréo (Side).
7. Le compresseur multibande est à utiliser rarement. Il agit comme un chant de sirène. Et inexorablement, le musicien se fait avoir avec un son à la fois strident, riche en basse, et pauvre en médium… Quand ça n’est pas le signal qui sature.
8. Enfin – mais la liste est très loin d’être exhaustive – si vous mixez en 24 bits, il est important d’utiliser un plug-in de dithering en bout de chaîne pour la reconversion en 16 bits de l’oeuvre.
9. Finaliser vos chansons pour les sourds en usant d’un Leveller (Ultramaximizer par exemple) donne des résultats catastrophiques si le mixage n’est pas propre. Évitez son emploi, si vous destinez votre enregistrement à être gravé en usine (chez MPO, Disctronics ou qui vous voulez), ou plus prosaïquement, veillez à ce que l’ingénieur du son en charge du mastering ait au moins entre 3 à 6 dB pour agir.
Votre oreille fatigue vite : pensez à faire des poses régulières, aérez votre esprit. Une fois de retour sur votre mix, vous entendrez beaucoup mieux les éventuels défauts.
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