Oubliez le café machiatto à emporter, ou les machines expressos à capsules très dispendieuses. Handpresso, une jeune société française, présente un système malin et révolutionnaire pour boire un bon café… n’importe où. Voici donc en exclusivité le test de la toute nouvelle machine Wild Domepod.
À réception du colis, la première bonne surprise est le soin apporté au coffret de rangement : solide et esthétique. À l’intérieur sont consignés par ordre d’apparition : une notice d’utilisation multilingue, le certificat de garantie (2 ans), et bien évidemment le Wild Domepod accompagné de son joint d’étanchéité et d’un filtre à café permanent.
L’originalité du produit tient en une formule : c’est un appareil nomade ne nécessitant aucune source d’électricité pour fonctionner ! Vous pouvez donc virtuellement presser votre café en balade, en camping — dans des endroits aussi exotiques que reculés. La seule et unique contrainte est de préparer à l’avance une thermos d’eau chaude. Ceci étant dit, rien ne vous empêche de vous en servir à demeure. C’est d’ailleurs ainsi que je l’utilise, en remplacement, de mon ancienne machine espresso.
Première rencontre
Sorti de son coffret, le Wild Domepod apparaît robuste ; une impression qui se confirme à l’usage. Il est à noter que le corps et certaines parties adjacentes sont en métal laqué noir du plus bel effet. Peu d’éléments sont en plastique, et c’est tant mieux !
Le principe d’utilisation est d’une simplicité biblique. L’appareil Handpresso n’est ni plus ni moins qu’une pompe manuelle — comme celle que vous utilisez pour gonfler les pneumatiques. Une fois l’aiguille du manomètre indiquant le niveau de pression requis, vous remplissez le réservoir de l’appareil avec de l’eau chaude. Vous placez ensuite le Domepod contenant le café moulu, et verrouillez l’ensemble à l’aide du porte-filtre. En appuyant sur le bouton d’infusion, le café est extrait avec force directement dans votre tasse.
Bon pour le service !
En l’état, la machine Handpresso fait jeu égal avec grand nombre d’appareils grand public (Krups et Riviera and Bar) situé dans une fourchette de prix allant de 150 à 200 euros.
Les grandes lignes étant posées, la question cruciale est de savoir de quel breuvage est capable la machine Wild Domepod ? Je casse tout de suite le suspens en attestant que la tasse obtenue est de grande qualité.
Aussi les paramètres à observer pour un résultat reproductible sont les suivants : 


- J’achète mon café directement chez un torréfacteur — vous pouvez choisir de façon alternative une boutique spécialisée.
- Les grains de café sont broyés puis consommés dans la foulée. Avec des machines grand public de type DeLonghi arrêtez-vous sur une mouture comprise entre Medium et Fine (pour un café de type Guatémala), et Fine (pour un Moka Sidamo).
- La température de l’eau est importante pour l’extraction : elle doit être de l’ordre de 91 °C.
- Au moment du pompage (comptez environ 30 mouvements effectués jusqu’à la butée), je m’arrange pour que l’aiguille du manomètre se situe juste au-dessous de l’indicateur vert. En plein milieu, la pression est déjà trop importante.
- Je remplis le filtre jusqu’à contenance maximale, en tapotant sur son flanc pour que l’égalisation s’effectue de façon mécanique.
- Et pour finir, j’emploie un presse-mouture de fortune (une pièce de bois du diamètre du filtre).
En tenant compte de tous ces paramètres, et en fonction du type de café acheté, le breuvage que j’obtiens est bien rond, avec des notes caramélisées. En outre, il est à noter qu’avec toutes ces précautions : la galette de marc (le « cake ») est bien compacte, sèche, et n’adhère pas au filtre au moment du démoulage.
En conclusion
Au global, après une semaine de test intensif, et diverses expérimentations, le Wild Domepod de Handpresso m’a convaincu — au point d’avoir mis au rencart mon ancienne machine (un « Cube »). Outre la qualité du breuvage, l’argument écologique n’est pas mince. Je n’ai plus à me soucier du recyclage d’éventuels déchets et autres emballages en carton : le marc part directement dans le composteur. Pour finir, il est utile de préciser qu’un porte-filtre complémentaire est annoncé à la vente pour le mois de septembre et destiné à produire le ristretto crémeux typique. Enfin, pour les baroudeurs se satisfaisant (pour des raisons pratiques) du café en dosettes papier, ils pourront jeter leur dévolu sur le modèle Handpresso Wild ESE.
Prix : 99 €
Page Internet : http://shop.handpresso.com/en/index.php?act=detail&id=13&no_page=0
Les plus :
- Écologique
- Bonne qualité de fabrication
- Breuvage d’excellente qualité
- Facile à nettoyer et à entretenir
- Utilisable n’importe où (y compris lorsque vous êtes en tournée avec votre groupe de rock)
Les moins :
- Rien






~ Fin de l’article. Ici commence l’espace de discussion ~
Il n’est pas possible de réagir à cet article.