Cette année-là, Microsoft commercialisa le digne successeur de Windows. Outre les nombreuses améliorations esthétiques, Vista se révéla très vite comme le champion de l’assistanat pour le plus grand bonheur des utilisateurs néophytes — tout du moins le laissait-il entendre.
Le souci, légitime, de protéger les mineurs des dangers que peut représenter l’internet trouva sa solution dans un système intégré de contrôle parental diablement efficace.
Cerbère des temps ultramodernes, il comptabilisait avec une infinie précision toutes les actions de l’utilisateur : le contenu des emails reçus et envoyés, le détail des conversations sur les messageries instantanées, les sites visités et bien plus. Car Vista était en mesure d’interdire par tranches horaires l’utilisation du PC familial.
Il ne fallut alors pas longtemps pour qu’un bogue gênant perturbe ce fragile mécanisme. Au début, seules certaines plages horaires autorisaient l’utilisation du micro-ordinateur. Mais dans un deuxième temps, l’accès se verrouilla pendant des jours entiers.
À la confusion s’ajouta une nouvelle difficulté : le processeur antipiratage. Pour stopper nette la contre-façon, la société de Redmond recourut à ce stratagème pour empêcher les installations à la sauvette, et plus curieusement les désinstallations non autorisées. La conséquence ne se fit pas attendre puisque personne n’était plus alors en mesure de restaurer le contenu originel de leur PC atteint de léthargie.
L’utilisateur se retrouvait une fois encore Gros-Jean comme devant : des pertes partielles de données et un matériel informatique irrécupérable à moins de revenir tout simplement à XP. Nous verrons dans les mois à venir si la ligne temporelle sera modifiée pour le plus grand bien de tous.
Pour ma part, je vous retrouve le mois prochain, en 2025, avec la suite des aventures du Nano Mac.
C’était Jujube en direct du futur.