L’agence Reuter a annoncé la nouvelle hier dans la journée, et a été relayée dans la foulée par une grande partie de la presse anglo-saxonne. « Il ne serait plus dorénavant illégal de passer outre les mesures techniques de protections (...) si cela permet l’interopérabilité ». Ces propos auraient été tenus par le député Christian Vaneste (traduits en anglais, et retranscrits en français).
Un gros cafouillage se profile - on ne sait plus très bien à l’heure actuelle à quoi peuvent bien servir les futures lois sur la protection des supports numériques, si celles-ci, dans le même temps, peuvent à tout moment être contournées au nom de l’interopérabilité. Nous avons donc une règle d’exception à laquelle s’ajoute une exception à la règle. Dans le même temps, l’histoire ne dit pas ce qu’il adviendra des DRM Microsoft impossibles à lire sur autre chose que la plateforme Windows.
Apple continuera-t-il à distribuer de la musique en ligne en France et en Espagne ? La société permettra-t-elle à ses concurrents de profiter de son intolérable succès ? Et Nespresso dans tout ça ? À quand une loi pour permettre l’interopérabilité des capsules de cafés entre machines à percolateur ? (second degré)
À l’instar de la série Soap, vous connaîtrez la réponse à toutes ces questions [1] et à bien d’autres encore dans le prochain épisode.
Dans la presse traditionnelle, nous aurions pu botter en touche avec la formule consacrée :« Nous venons d’apprendre à l’instant que... ». En vérité, l’information citée plus haut relève plus d’une extrapolation de la future loi, que de la réalité. S’il est avéré que les possesseurs de magnétoscope pourront continuer à profiter du droit à la copie privée, en ce qui concerne Internet, rien n’est moins sûr. Les parlementions se font sur un air de « ça s’en va et ça revient ».
Rendez-vous dans quelques jours.