Fous ta cagoule, future beuglerie des remontes pentes, vient d’envahir la majorité des sites de distribution de vidéo en ligne : YouTube et consorts. Il faut bien avouer que cette fois Michael Youn signe un vrai chef d’oeuvre d’humour. Lorsque l’on connaît l’envers du décor de l’industrie de la culture, la performance tiendrait (presque) d’un témoignage à peine exagéré de la vacuité intellectuelle du rap commercial. Nous sommes très loin des idéaux d’Africa Bambaata, Grand Masterflash, ou l’ambition artistique d’un DC Basehead.
Une fois la rigolade passée, vous remarquerez que la démulplication du clip sur YouTube, DailyMotion et consorts, s’est opérée sans heurts. Normal, me direz-vous : c’est le propre même du marketing viral. L’internaute met à disposition d’autrui un contenu sous copyright pour le promouvoir.
Fous ta cagoule des Fatal Bazooka est édité par Up Music, appartenant au géant Warner Music. Il y a six mois, on vous expliquait à grand renfort d’annonces alarmistes dans les médias que la mise à disposition d’un contenu protégé par le droit d’auteur mettait la création en péril. Aujourd’hui, le retournement de veste a des allures d’opportunisme (pléonasme). Les boules.
Pour le reste, le titre rentre en première place (ex-aequo avec Pamela Hute) dans notre jukebox pectinesque. Alors, ne boudons pas notre plaisir :"J’serre les dents/Comme yves montand/Qui r’pousse le pousse-mousse du mistral dans le vent/Planète mars, représente la cagoule, sans un franc, cinq francs trente et deux qui nous font cent…".
Dominique nous fait savoir que le marketing viral est à l’initiative de l’équipe de JamBlock (le label), et non de Up Music (initiateur du contrat de licence).