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Songwriting and Music Production on Macintosh

Choix du matériel pour le musicien débutantChoix du matériel pour le musicien débutant

Pour ce billet inaugural sur la production musicale, je vais évoquer assez succinctement le choix de la configuration matérielle sur Macintosh. En fonction des courriers personnels qui m’arriveront, il n’est d’ailleurs pas impossible que je propose un billet identique pour ceux qui auront une inclination naturelle pour Windows XP.

1. Banco (ça banque illico)

Définir votre budget est la première des priorités. Pour votre plus grand bien : éviter tout choix sous influence. Votre musicien préféré utilise tel séquenceur ? Vous pensez sans doute qu’une fois acquis, et avec beaucoup de pratique, vous obtiendrez un résultat similaire : vous vous trompez. (Oui, je sais vous vous attendiez à une telle chute). Le matériel de studio qui l’accompagne est généralement hors budget pour la plupart des musiciens et petites structures indépendantes (processeurs Manley, Eventide, Avalon,...). Le « son » (celui que vous chérissez à chaque écoute de votre album préféré) est façonné à partir de ce type de matériel. Donc...

Ceci étant, même avec une configuration modeste, il est tout à fait possible de réaliser des maquettes de bonne qualité — qui en bluffera plus d’un !

Enfin dernier avertissement (avant le prochain) : méfiez-vous du contenu des interviews — vanter les qualités d’un périphérique ou d’un instrument peut aussi s’envisager comme de la promo déguisée (je sens votre mine déconfite)...

Donc, vous avez besoin avant tout :

  • d’une configuration informatique correctement optimisée,
  • d’un séquenceur qui ne dénaturera pas trop vos prises de son / vos échantillons,
  • d’une carte son de préférence Firewire, ou USB 2 — très important (évitez l’USB 1),
  • d’un périphérique d’entrée [clavier MIDI, synthé, interface MIDI pour Guitare,...] (optionnel),
  • de quelques effets de bonne qualité (optionnel).

N’oubliez pas d’inclure (selon vos besoins) : un microphone de studio (type électret ou électrostatique), un antipop, un préampli, une petite table de mixage (voire même une grande),...

Vous l’aurez compris, il n’existe pas de configuration idéale. Lorsque j’ai commencé à travailler (à la fin des années 80), j’avais besoin d’un magnétophone multipiste à bandes, d’une grande variété d’effets en rack, d’une table de mixage aussi lourde qu’encombrante, d’un Atari, d’un boitier de synchro... Aujourd’hui, il est tout à fait possible de se mettre à la production musicale avec un ordinateur et une bonne mixette... J’exagère à peine..

2. À consommer sur place ou à emporter ?

Le choix de l’ordinateur (outre la question d’argent) est lié aux logiciels que vous aurez à utiliser. Certains sont mieux programmés que d’autres, et donc les performances seront impactées dans une proportion identique. Configuration nomade ou fixe, tout dépend uniquement de votre mode de vie. Si vous êtes peu fortuné : un Mac Mini Core Duo, ou un iMac G5 d’occasion.

Petite digression : un G4 d’occasion peut suffire en première dotation, quel que soit le modèle. À condition d’être sûr de pouvoir acquérir les logiciels dont vous aurez besoin.

Pour ce qui est de l’utilisation nomade, un MacBook peut faire l’affaire. Le MacBook Pro est un excellent choix si vos applications nécessitent une carte graphique dédiée. Cela arrive, et parfois même pour de mauvaises raisons. Inutile de dire que si vous êtes un brin fauché, lorgner sur le marché de l’occasion ou sur le refurb Store. Un Core Duo suffit largement.

- Avec X.4 : visez 1 Go de Ram, et un disque externe firewire (7200 tours minimum) entre 80 et 120 Go.

3. Quels séquenceurs ?

Première chose : tous ne se valent pas, tant en terme de qualité, que de performance. Deuxième chose : au risque de vous enlever certaines illusions, ce n’est pas parce que vous travaillez en numérique, qu’il n’y a pas de pertes de qualité sonore à chaque traitement. Troisième chose : adaptez le logiciel à vos compétences, et à votre probable utilité. Si vos maquettes ne sont destinées qu’à l’internet, à être retravaillée en studio, ou simplement pour vos amis : prenez celui avec lequel vous vous sentirez le plus à l’aise.

En terme de facilité d’emploi, voici mon classement :

1. GarageBand

2. Live ou Sequel

3. Cubase

4. Digital Performer ou Logic Audio

5. Pro Tools

En terme de respect du traitement / qualité sonore :

1. Pro Tools ou Digital Performer (loin devant) puis :

2. Logic ou Live

3. GarageBand

4. Cubase ou Sequel

4. MIDI ou Audio ? Les deux !

  • De préférence, évitez les boîtiers tout en un, à bas prix (inférieur à 300 euros). L’une des fonctionnalités aura tendance à prendre le pas sur l’autre — en fonction de la norme de connexion.
  • Pas d’USB 1
  • Prenez un boîtier son auto alimentée dans l’hypothèse où vous seriez amené à faire une prise nomade, en plein milieu du désert. Le reste du temps, une alimentation déportée peut vous éviter certaines déconvenues (plop, consommation excessive de la batterie de votre portable...)
  • Il y a toujours des exceptions à la règle précédentes : le Tone Port Duo de Line 6 par exemple...
  • Vérifiez bien que votre carte son dispose de pilotes pour votre configuration système.
  • Le 96 kHz n’a que peu d’intérêt dans le cadre d’un Home Studio. La prise ne sera pas meilleure une fois dénaturée par le séquenceur, les effets, le convertisseur analogique/numérique...
  • Le prix ne présage en rien de la qualité — toute relative. Ceci étant une interface Digidesign ou MOTU se trouve dans le haut du panier pour ce qui est d’une configuration amateur.
N’oubliez pas que le son que vous obtiendrez à l’enregistrement est celui qui demeurera sur le définitif à peu de chose près. Un son approximatif, terne, ne se rattrape pas au mixage ou au mastering. Appliquez le concept informatique WYSIWYG à la musique (Ce que vous entendez est ce que vous obtiendrez). Si l’interface audio est de piètre qualité, inutile d’aller plus loin.

5. Enceinte monitoring

Encore un grincement de mâchoire en perspective : le choix des enceintes de proximité. Que ce soit dans le cadre d’un Home Studio, ou même d’une strucutre plus conséquente, le son en façade est toujours « coloré » — bien sûr, à des degrés divers. Aussi inutile de vouloir les dernières Genelec à la mode.

    À noter : un studio de mixage n’est pas un studio de mastering. La liberté de traitement de l’un n’a pas d’équivalence chez l’autre.
  • Certaines enceintes typées Hifi (B&W pour ne pas les nommer) peuvent donner de bons résultats, et sont d’ailleurs en fonction dans certains studios outre-Atlantique.
  • Veillez aussi au blindage de vos moniteurs.
  • Comme il y a de fortes chances que votre appartement, votre bureau, votre niche, votre terrier (barrez les mentions inutiles) ne possède pas un environnement acoustique contrôlé, il est vain de vous ruiner.
  • Le plus important est de connaître parfaitement vos enceintes (afin de ne pas se laisser emporter par ses carences).
  • Dans le même temps, n’employez pas non plus votre mini-chaîne stéréo à cette tâche ingrate. Il faut garder toute mesure. Réservez-la plutôt à l’écoute de vos premiers mixages. Cela vous donnera une petite idée, si vos maquettes sont suffisamment bien mixées pour s’adapter aux normes de l’industrie. Très important.
  • Pas d’enceintes multimédias non plus. Mais ça, vous l’aurez déjà compris.

6. Le reste de la liste de course

L’achat de votre instrument, microphones,... reste à votre entière discrétion. Il y aurait beaucoup d’arguments à développer.

Juste une chose encore : vouloir ressembler à ses idoles est une voie sans issue. Ce n’est pas l’instrument, le logiciel, qui font les oeuvres. Ce sont les gens qui travaillent avec. Le bouton « Mastering » du plug-in Ozone ne donnera rien de mieux à votre mixage. Pire, il pourrait même le rendre inutilisable en diffusion radio. Le préréglage « Eric Clapton » ou « Jimi Hendrix » du préampli virtuel d’IK Multimedia ne vous donnera pas non plus le son de l’un ou de l’autre — tout juste quelques indices.

Croire que la musique peut-être produite sans apprentissage relève de la propagande, ne l’oubliez surtout pas en chemin.

7. Devis rapide

Le Macintosh de votre choix (voir plus haut), avec graveur CD/DVD intégré. 1 Go de Ram Disque dur externe firewire (à monter soi-même, disque interne 7200 tours ou plus à monter dans un boitier externe séparé), ou bien, faire l’acquisition d’un modèle de chez MacWay (désolé pour la publicité). Évitez les autres modèles tout-en-un dont la vocation est le stockage, pas l’enregistrement Direct-to-disc.

Moniteurs actifs : Yamaha HS80M (600 euros les deux), ou RockIt RP5 (300 euros la paire). Autres possibilités : Event, voire Behringer, pourquoi pas.

Carte son : TonePort UX-2 de Line6, avec préampli et effets inclus (en USB 2, 200 euros), MBox Mini (300 euros), Ultra Lite de Motu (550 euros)... en dessous de 180 euros se reporter sur une interface Behringer, ou M-Audio.

Les plug-ins sont facultatifs. Cependant, comme tous ne se valent pas : les bundles de chez Waves seront prioritaires dans votre collection, Sony Oxford (Sonnox), ou BombFactory (Pro Tools ou Digital Performer).

Le séquenceur de votre choix (voir plus haut).

Ajoutez les câbles et instruments de votre choix.

En supposant que vous vous acquittiez du prix des licences logicielles, en choisissant une hypothèse moyenne, vous devriez être autour de 3000/3500 euros. En comparaison, pour le même prix en 1988 vous auriez eu un magnétophone 8 pistes à bande Tascam ou Fostex, une table de mixage Yamaha, un multi-effets Digitech ou Yamaha. Et c’est tout. C’est beau le progrès.

(Article à compléter, ou non, ultérieurement)

David A. M.

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