Début de mois difficile pour Cupertino ? Il y a quelques jours, Bill Gates tenait des propos assassins sur le thème « Mac OS X nous a tout pillé, d’ailleurs demandez à notre chef des produits ce qu’il en pense ». C’est à présent au tour d’Apple de répliquer sur l’interopérabilité, et l’emploi des DRM. Il est utile de rappeler que les textes de loi sur le droit d’auteur dans la société de l’information prévoyaient à l’origine la mise en oeuvre d’une politique visant à combattre toute dérive monopolistique. Si vous avez manqué une partie du feuilleton de l’hiver dernier, « Dadvsi, mon amour », en revanche, il ne vous aura pas échappé que tout cela s’est évanoui dans un « pschiiit ! » (citron de préférence).
ED Solder
« Honni soit qui mal y pense ! Ceux qui rient en ce moment seront un jour très honoré d’en porter un semblable, car cet iPod sera mis en tel honneur que les railleurs eux-mêmes le rechercheront avec empressement ». Steve III avait diantrement raison. Et il ne restait plus à la concurrence qu’à avaler leur jarretière. Les associations de consommateurs montèrent au créneau, mais sans grand résultat. Alors vint le temps de l’oraison... enfin, du pétage de plomb millimétré :« L’iPod lit tous les formats ouverts », (tiens prends toi ça en apéro), « Lorsqu’Apple a contacté les 4 plus grands industriels du disque, le meilleur compromis trouvé pour une distribution sur Internet, fût l’implantation d’un système de protection électronique contre la copie (le DRM) » (Ouh, là, là le bourre pif !) « Autoriser les concurrents à exploiter nos DRM expose de fait à ce que nos secrets technologiques soient divulgués à très court terme, et donc, que le piratage reprenne » (ça continue plus loin) « Si les 4 majors du disque nous autorisent à enlever les systèmes de protection, par souci d’interopérabilité, nous le ferons dans la seconde ! ». KO.
Je vous invite donc à plusieurs pistes de réflexion (reliez selon les points).
Les multinationales opèrent des politiques nationales (comprenez celles de l’État où réside le siège).
L’iTunes Music Store est comme la personne avec qui il est agréable de batifoler (à très bon prix) tout en sachant que l’on ne passera pas sa vie avec.
Enfin, sans épiloguer plus loin, et puisque le ramage ne cache qu’un gros fromage, à la question « la libre concurrence est-elle l’ennemie du marché ? », là vous me répondez...
« Jamais sans mon État » (film célèbre)